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Vibration Personnelle

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Jour :
Ex : 08
Mois :
Ex : 12
Année:
Ex : 1982
Une rencontre médiumnique | Version imprimable |  Suggérer par mail
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le 24-05-2008 02:37


 
Bonjour à tous les internautes férus d’ésotérisme! Aujourd’hui je vous fais part non pas d’une mais de deux entrevues sur un sujet assez évocateur: la voyance. J’ai rencontré deux médiums forts chaleureux expérimentant l’un de manière privée et l’autre exploitant son talent commercialement. J’ai cru bon de vous faire part des différences sur chacun de leurs ressentis et expériences.

Bonne lecture!
PREMIÈRE ENTREVUE:
Robin Gravel est un jeune poète et écrivain de 32 ans qui n’a pas son pareil dans la détermination. Publié internationalement en France et au Québec après 5 œuvres littéraires, il entreprend faire une réédition de son conte de noël pour enfant conjointement avec la réalisation de deux autres romans. Son ambition est grande et ses désirs passionnés, mais la richesse de ses écrits proviennent en bonne partie d’expériences médiumniques et psychiques qui vont au-delà de la raison humaine.

Q : Pour vous, M. Gravel, qu’est-ce que la voyance et la médiumnité? Qu’est-ce qu’un
      voyant?

R : Quelqu’un qui a une sensibilité accrue pouvant percevoir certaines vibrations. Cela
      peut être des gens qui ont reçu des chocs qui ont ouvert des portes de l’esprit, comme
      des chocs post-traumatiques ou vivre des émotions très fortes comme un deuil. Cela
      ouvre certaines effluves. Les télépathes en font également partis.

Q : À quel âge avez-vous commencé à vous considérer comme voyant ou médium?

R : C’est drôlement posé comme question! Premièrement l’âge, considéré et être
      médium. C’est difficile à déterminer car il y a des gens qui naissent déjà avec des
      dons et des facultés développées, tandis que d’autres personnes les acquièrent au
      cours de leur vie. C’est difficile de se considérer médium parce que ce sont des
      choses que l’on apprend à force d’expérience.

Q : Comme tout dans le fond

R : Oui et pour répondre à ta question, je dirais que j’ai commencé à me considérer
      Comme « voyant » vers l’âge de la puberté, soit 11 ans.

Q : Pouvez-vous relater quelques expériences psychiques étant enfant?

R : À l’âge de 3 ans, ma mère, un jour, a reçu de la visite d’une dame. Je me rappelle
      avoir délaissé jouets pour aller voir qui c’était. Étrangement, je voyais de la lumière
      bleue autour de sa tête et je me suis exclamé, en pointant la visite du doigt: « Eille
      maman, la madame a une nuage bleu au-dessus de sa tête!» C’était de voir l’air
      déconfit de ma mère, ne sachant que répondre.

Q : Comment percevez-vous cette expérience?

R : C’est comme si on était des satellites; on reçoit des ondes, des images, des émotions.
      On les filtre, on les décode, puis on renvoie l’information au consultant.

Q : Avez-vous eu de mauvaises expériences lors de visions de ce genre?

R : Aucune, car bien souvent, les situations de ce genre sont bien souvent mal
      interprétées.

Q : Que voulez-vous dire?

R : Si on change de contexte, notre perception change elle aussi.

Q : Utilisez-vous vos dons de voyances à des fins commerciales? Dans la vie courante?

R : Dans la vie courante, oui; mais les fins commerciales ne m’ont jamais intéressées.
      Pour moi, c’est quelque chose que j’ai que les autres n’ont pas afin de leur venir en
      aide.

Q : Quelles sont pour vous les perspectives d’emploi pour un voyant? Est-il possible de
      gagner sa vie uniquement par la voyance?

R : Il n’en tient qu’au voyant et à ses capacités. Chacun et chacune est un peu médium au
     fond de lui-même. Il n’en tient qu’à nous d’aller puiser à cette source.

Q : Y a-t-il plusieurs types/branches de voyance? Existe-t-il une spécialisation dans ce
     domaine?

R : Je dirais qu’il existe plusieurs moyens de canaliser ces énergies, dont les tarots, les
     cartes à jouer, les dés, la monnaie, le thé, les lignes de la main et j’en passe: ce sont
     tous des moyens qui permettent à ces personnes de « traduire » ces symboles.

Q : Donc croyez-vous que ce soit toujours la même énergie venant du voyant, peu
      importe sa technique?

R : Oui, ressentie à différentes intensités.

Q : Le voyant peut-il avoir une préférence pour un média en particulier?

R : Oui, surtout s’il excelle dans un média en particulier, exemple: meilleur aux cartes,
      sera davantage réceptif. Quoiqu’il en soit, il revient au voyant de choisir sa propre
      technique.

Q : Quel a été votre prédiction ou votre ressenti le plus mémorable?

R : C’était en avril. Je devais avoir 23 ans et ça faisait la première fois que je mettais les
      pieds en  Côte-Nord. Moi et mon copain allions rendre visite à sa famille, pour la
      première fois. Arrivés chez lui, sa mère semblait tourmentée. L’ayant questionné sur
      son état, elle nous dit que son mari est parti à la recherche d’un jeune homme ayant
      disparu depuis 4 heures. Et moi, de répondre: « Cessez de le chercher. Il est allongé
      près d’un tronçon d’arbre, dans un sous-bois, près d’un cimetière. Il s’est tiré une
      balle dans la tête. Ceci passera pour un accident, on retrouvera le corps vers les 16
      heures, mais en fait, c’est un suicide madame…» À 16h30, le même jour, on retrouva
      le corps du jeune homme dans un sous-bois, près d’un cimetière. Une partie du crâne
      avait éclaté, causé par un coup de fusil de chasse.

Q : Lorsque vous abordez quelqu’un, arrivez-vous à déterminer si la personne est
     voyante ou non?

R : Non, puisque c’est quelque chose de propre à chacun, à moins de prendre le temps de
      tisser des liens, passer une heure avec la personne.

Q : Est-ce qu’une conversation entre voyants est différente d’une conversation ordinaire?

R : Je crois que deux personnes très sensibles ont, de toute façon, des sujets hétérogènes.

Q : Pensez-vous que la médiumnité/voyance est accessible à tous?

R : Oui, car on l’est tous un peu soi-même.

Q : Pensez-vous que la médiumnité vous a apporté quelque chose de plus qui si vous
      n’auriez pas eu ce don?

R : Oui, la capacité à voir les choses différemment et de traduire l’émotion humain avec
      tout ce que j’ai au fond de moi.

Q : Auriez-vous à donner un conseil à de jeunes médiums expérimentant ce don?

R : Il ne faut pas se fier à ce que l’on voit, mais à ce que l’on ressens; prendre du recul
     et continuer de ressentir, car il ne faut pas oublier que c’est lorsque nos 5 sens sont
     à leur summum que le 6e se développe!

Merci M. Gravel.

DEUXIÈME ENTREVUE:
Gregory est un gitan d’origine espagnole implanté au Québec depuis les années soixante. Il exerce son don de voyance à travers des consultations privées dans les centres commerciaux et à son bureau à Montréal. L’ayant moi-même consulté, j’ai été étonné par
son approche professionnelle et par la véracité de ses propos. Après avoir terminé son entrevue, laissez-moi vous dire que je me suis couché moins bête le soir!

Q : Pour vous, Gregory, qu’est-ce que la voyance et la médiumnité? Qu’est-ce qu’un
      voyant?

R : Moi, en ce qui me concerne, je fais les deux; la voyance, pour moi, c’est le futur. La     personne arrive devant moi, elle veut savoir pour ses amours,  pour son travail qu’est-ce qui va se passer pour l’année 2008 ou dans cinq, dix ou vingt ans pour le côté monétaire, etc. Quand les gens arrivent devant moi, la première chose que je regarde dans la main c’est la longévité de vie et quel genre de destin a la personne: est-ce que la personne a le destin pour faire du fric? Un destin de célébrité, enfin voilà le genre de voyance que je fais. C’est ce qu’on appelle faire une projection dans la vie future sur tous les aspects de vie de la personne; c’est ce qu’on appelle une science de voyance.

Être médium, c’est autre chose. Ce que j’explique, en tant que médium, le mot veut dire intermédiaire entre personnes décédées et vivantes. C’est-à-dire qu’il y a deux façons de procéder pour les médiumniques; il arrive parfois que la personne s’asseye devant moi et son père est décédé ça fait dix, quinze ou vingt ans et elle veut entrer en contact avec la personne décédée. Là, bien sûr, c’est une science médiumnique: on entre en contact avec la personne décédée. Autre chose aussi qui est très intéressant à faire dans le côté médium, c’est ce qu’on appelle revenir en arrière dans une vie, par exemple, si la personne devant moi a un blocage au niveau sexuel, au niveau sentimental; ça je le fait couramment pour les gens qui ont des karmas affectifs, à savoir ce qui s’est passé dans leur enfance, s’il n’y a pas eu d’attouchements sexuels de 8 à 14 ans qui peut provoquer un blocage chez la jeune fille ou le garçon. C’est ce qu’on appelle régression d’âge. Troisième chose qui concerne le côté médiumnique, c’est ce qu’on appelle vie antérieure. Là, évidemment c’est une séance qui dure de 2 à 3 heures et je ramène la personne dans sa vie antérieure. Bien sûr, je ne fais pas ça dans un centre commercial avec un bruit pareil, je fais ça à la maison. Dans une séance de 2 heures, je peux ramener la personne au fœtus de la maman et aussi dans sa vie passée. Il y a des gens qui me demandent: « Pourquoi Gregory, j’ai un karma affectif? » puisque on a trois sortes de karma: le karma affectif, le karma matériel et le karma physique. Et pour justifier ces trois karmas il faut bien sûr ramener la personne en arrière. Par exemple, si je dis à un garçon qu’il a un karma affectif, il va me demander pourquoi il en a un et qu’est-ce que c’est. À ce moment, je ramène le garçon dans sa vie antérieure pour vérifier son côté affectif puis la raison qui justifie le karma dans cette vie actuelle. Voilà le travail d’un médium.
Ce qu’on peut faire aussi dans le travail d’un médium est : les personnes disparues. On peut aller chercher l’entité en travaillant sur une photo. Les parents m’amènent une photo et je fais le parcours de l’enfant, de sa naissance à aujourd’hui. Ça m’aide beaucoup pour retrouver la personne.
La voyance, c’est simple, c’est une projection dans la vie future. C’est ce que je fais dans le centre commercial. La science médiumnique, je la fais à la maison.

Q : Je ne savais pas qu’il y avait une distinction entre la voyance et la médiumnité.

R : Tout à fait, c’est pour ça que je précise clairvoyant/médium dans ma publicité.

Q : À quel âge avez-vous commencé à vous considérer comme voyant ou médium?

R: Étant espagnol – mon père était un gitan espagnol – né à Malaga, j’avais huit ans et je me promenais toujours auprès de mon père qui lui, était un gaillard de six pieds. Je voyais au dessus de sa tête un cercueil, donc là j’étais à peu près sûr que j’allais le perdre. Pourtant, ça ne signifiait rien pour moi; je ne savais pas que c’était de la voyance.
Aussi, très tôt, vers l’âge de huit à dix ans, je lisais beaucoup de Edgar Case. Il a été très connu aux États-Unis pour des lectures de vie et de santé. Et très jeune, je m’intéressais à ça, sans savoir ce que j’en allais faire. Puis, à quatorze ans et demi j’ai perdu mon père; il a été tué dans un accident. On aurait dit que j’étais préparé; je l’attendais à la maison, je l’entendais crier dans l’ambulance: il avait eu un grave accident, les reins broyés. Il a tenu à mourir à la maison. Alors je l’ai accompagné dans son décès, je lui ai fermé les yeux et je lui ai dis: « Bon voyage papa ». Après, j’ai quitté l’Espagne, et je suis allé en France avec ma mère qui était bretonne et j’ai appris le français. Je me suis dirigé vers la médecine; j’étais dans la faculté de médecine à Paris et je faisais de la voyance pour des amis pour le plaisir. Et il y a toujours un destin: je me souviens à l’époque, à Paris, j’ai rencontré une gitane qui m’a regardé la main et qui m’a dit: « Senior, tu traverseras l’océan, tu ne reviendra plus ». Je ne l’ai pas cru, j’ai pris la bonne femme pour une barjot. Six mois après, j’ai rencontré un monsieur de l’ambassade du Québec à Paris qui est arrivé dans notre faculté de médecine et qui nous a dit qu’il avait besoin de cinq garçons pour un échange culturel France/Québec. J’ai levé le doigt et je suis arrivé au Québec.

Je faisais un peu de voyance pour m’amuser avec mes amis. Quand je suis arrivé au Québec, j’ai rencontré une copine qui était recherchiste à CKVL, quel destin! Elle m’a présenté Henri Gazon à l’époque, qui était grand manitou astrologue avec Jacqueline Aubry enfin, toute la gang. Et je me suis refusé de faire de la voyance à plusieurs reprises; je disais à Henri Gazon que ça ne m’intéressait pas l’astrologie, ni la voyance, rien ne m’intéresse. En fin de compte, j’ai accepté de faire une émission de radio. J’ai commencé ma vie là-dedans; j’ai adoré faire de la radio et j’ai passé des années et des années dans la voyance et c’est là que j’ai découvert l’utilité de la voyance, qu’est-ce que les karmas, etc.

J’ai été en Inde, trois fois à Dran, pour les initiations avec les grands maîtres. À 25 ans, je suis allé la première fois en Inde, deux mois, puis à 32 et à 40 ans. Alors chez ces grands maîtres, on faisait de la purification de l’âme. On est dans une pyramide, l’obscurité totale pendant huit heures, le silence complet. Alors ça nous oblige dans le noir complet de faire appel à notre intuition à une autre dimension, c’est-à-dire que l’ont voit notre intérieur, on travaille sur notre âme, on fait une projection intérieure. Quand on perd le côté visuel, on a l’auditif qui est là. Quand on a la lumière on est distrait. Dans l’obscurité complète, on ressent beaucoup plus profondément que dans la lumière. Avec ces grands maîtres hindous, j’ai appris énormément et ils m’ont initié – c’est ce qu’on appelle des séances d’initiation – au niveau spirituel d’abord, puis au niveau karmique, médium et voyance. Ça, je l’ai fait volontairement; je voulais comprendre pourquoi j’étais le seul enfant dans la famille, (nous sommes sept enfant), à avoir ce don alors que mes autres frères ne l’avaient pas. Je voulais comprendre ma mission, qu’est-ce que j’avais à faire puisque j’avais commencé à la radio et pourquoi je passais ma vie là-dedans. J’ai eu des réponses bien sûr. Ça implique de la responsabilité d’être voyant. Ça n’a aucun rapport avec l’astrologie ni la numérologie. L’astrologie, on l’apprend tout comme la numérologie. Pour la voyance c’est différent.

Q : Pouvez-vous relater quelques expériences psychiques?

R : J’en ai vécu beaucoup. Des cas, certain que j’en ai vécus. Ce serait trop long à expliquer parce qu’il y en a eu tellement…pour des différents cas, pour des viols, etc. J’ai vécu quelques mauvaises expériences au début puisque faire des sciences médiumniques, quand j’ai commencé le métier, je n’avais pas assez d’expérience et j’ai vécu aussi des déchirements, j’ai été témoin des déchirements que les gens ont vécu dans leur enfance. Faire des retours en arrière, c’était assez troublant. J’ai travaillé là-dessus aussi pour des tentatives de suicide. Je pense que ce serait trop long à expliquer. Il y en a eu tellement, des enfants violés, des meurtriers…c’est même douloureux. J’ai des meurtriers qui sont venus devant moi, pour savoir pourquoi ils avaient cette âme meurtrière, pourquoi dans cette vie-ci ils étaient comme ça. Les sciences médiumniques, c’est assez difficile. Il faut être responsable. On ne doit pas balancer n’importe quoi à quelqu’un.

Autre chose aussi, avant que je fasse une science médiumnique, je ne le fais pas n’importe quand ni n’importe comment. Je vérifie d’abord si la personne est dans un état mental pour le faire. Il y a des gens qui piquent leur curiosité en venant me voir en me disant: « moi Gregory, j’aimerais savoir qu’est-ce qui s’est passé dans ma vie
antérieure ». Ils veulent s’amuser avec ça alors que c’est loin d’être un amusement. Je le fais que dans des cas de nécessité, que ça puisse aider la personne à évoluer. Parce qu’il y a des gens qui ont un psychique très fragile. Par exemple, si une personne arrive devant moi et qu’elle est dans une période de fragilité. Une femme qui est devant moi qui est dans une fin de cycle affectif et vie une séparation ou qui perd son conjoint dans un accident est un bon exemple. Elle veut entrer en contact avec son conjoint décédé. Dans ce cas, je ne le fais pas dans ces moments-là, car elle est dans une période où elle est trop fragile, trop vulnérable et elle pourrait paniquer. Ce n’est pas le temps de faire une séance. J’attends toujours le moment où la personne est plus en harmonie, plus en équilibre. Il y a beaucoup de médiums aussi qui s’amusent avec ça, pour faire du fric alors que c’est interdit. Quelqu’un qui se respecte ne le fait pas. Par exemple, quand il y a un décès, l’âme reste vacante. Tout dépend des circonstances:si la personne s’est suicidée, elle a devancé son temps. Si ton plan de vie est de mourir à 60 ans et que tu te suicides à 35 ans, dans l’autre vie tu vas continuer ton karma. Ce n’est pas en te suicidant que tu vas te libérer. Alors ce qui se produit, c’est qu’une âme suicidaire reste une âme tourmentée pendant des années avant de renaître. C’est ce qu’on appelle une âme vacante. Alors le médium, par exemple si la personne arrive devant moi et me dit:
«Gregory, mon mari s’est suicidé. Là je veux le rejoindre, je veux entrer en contact avec lui ». Je dis non, ce n’est pas le temps. Une mort naturelle, c’est différent. Si la personne décède à 80 ans, elle a fait son temps, comme ont dit. Là on peut aller voir qu’est-ce qui s’est passé réellement. On a une âme qui est peut-être plus sereine, plus équilibrée. Quand on vit un déséquilibre émotif, et en plus quand on a un karma affectif, on est très vulnérable, on a une psychique qui est très fragile. Le médium doit faire attention sur tout ce qu’il travaille. Quand je vois des personnes qui se font avoir avec des escrocs, des gens dans les journaux, qui font des rapprochements soi-disant affectifs, je me dis qu’est-ce qu’il y a de plus con et ridicule que ça. Ça n’existe pas. C’est de profiter des gens, de leurs faiblesses. Parce qu’une femme dont le mari est parti; tout ce qu’elle veut c’est de le ravoir. Elle fera tout, elle est tellement vulnérable. J’ai des gens qui dépensent des deux, cinq mille dollars pour ça, je trouve ça ridicule. Quand une personne arrive devant moi et qui me dit: « Faites-vous des rapprochements? » je dis: « Madame, je tiens à vous voir avant tout ». Quand elle vient devant moi, je lui dis qu’un rapprochement affectif, ça ne se fait pas. On n’a pas le droit de jouer avec la tête des gens. Deuxièmement, votre mari ne vous aime pas, c’est fini madame. Son karma est terminé; même si je vous ramenais votre mari, ça ne marcherait pas ». Il faut que le voyant ou le médium ait la sincérité de le dire, alors que la plupart de ceux-ci, c’est pour l’argent qu’ils le font.

Q : Quelles sont pour vous les perspectives d’emploi pour un voyant? Est-il possible de
      gagner sa vie uniquement par la voyance?

R : Moi je dis que oui. D’abord, la voyance ce n’est plus ce que c’était il y a quarante ans. Les gens ont une plus grande ouverture face à la voyance. Avant, j’avais que des femmes; aujourd’hui, j’ai 40% de femmes et 60% d’hommes. Il y a une ouverture chez les hommes. J’ai des hommes d’affaires, des hommes connus et riches qui viennent me voir. Aujourd’hui, les gens ont une autre approche de la voyance. Les hommes sont plus ouverts. Autrefois, ils me consultaient pour des questions tout à fait terre à terre comme l’argent. Aujourd’hui, les hommes sont aussi inquiets du côté affectif que les femmes. Ils veulent comprendre pourquoi ils vivent ça et que l’autre ne le vit pas, pourquoi à cinquante ans ils perdent tout, femme, enfant, argent, bref n’importe quoi. Il y a ouverture dans ce métier: aujourd’hui, c’est plus facile de commencer dans la voyance que dans mon temps. Parce qu’avant, il y avait la religion. Moi, même si je suis catholique, j’en faisais. Mais dans ce temps, il était interdit de faire de la voyance à la radio à Montréal, c’est pourquoi j’en faisais à CKVL, celle de Verdun. Si on en faisait, on devenait une espèce de sorcier, un antireligieux, etc. Aujourd’hui, les gens ont évolués; il y a Internet, les séries policières où les enquêteurs travaillent avec des médiums, etc. Aujourd’hui, j’ai des hommes qui arrivent devant moi et qui me disent: « Ça m’intéresse Greg, ça m’intrigue ». Les gens posent des questions et osent aujourd’hui. Alors pour un jeune voyant qui commence dans le métier, moi je dis que c’est un travail où on peut aider l’humain. On peut apporter de l’aide aux gens quand on fait proprement le métier. Parce si on veut faire ce métier pour devenir riche, vaut mieux vendre des Mercedes! C’est un métier où l’on peut bien gagner sa vie mais en travaillant fort. Moi je travaille des soixante, soixante-dix heures par semaine. Il ne faut pas regarder les heures; ce n’est pas un travail de bureau, c’est une passion.

Outre de faire de la voyance nous-même. Les gens ne se rendent pas compte de ce qu’ils m’apportent. Dans une entrevue, je reçois des leçons de vie des gens de tous les jours. C’est pourquoi c’est un travail que j’adore. Je ne passe pas une semaine où j’ai pas trois, quatre ou cinq cancers, des cas de suicide, de sida, d’enfants violés…on ne peut pas s’ennuyer dans ce métier. Après toi, je ne sais pas qui va s’asseoir devant moi; ce peut être un cas qui vit un autre destin, qui vit des choses complètement différentes. Aussi, quand je regarde les gens qui souffrent autant, qui ont soixante-cinq et qui ont passé des épreuves toute leur vie, on se demande comment ils ont pu passer à travers ces épreuves. Je ne peux avoir que de l’admiration pour ces gens-là. Et quand je vois des bébés gâtés qui n’ont jamais vécus d’épreuves et qui sont nés dans la richesse, qui se plaignent comme des gros bébés qui demandent leur suçon, je me dis qu’en quelque part, c’est mal équilibré. Alors j’ai autant de respect pour une femme de BS qu’un riche; je ne fais pas de différence. Quand une femme s’assoie devant moi c’est un être humain, qui a peut-être pas eu la chance que l’autre a eu. Elle met toute son inquiétude et son argent sur ses enfants. Quand on voit des gens riches qui se plaignent pour des imbécillités, pour du matériel. Bref, pour les gens qui veulent faire ce métier de voyant, il ne faut pas penser à devenir riche. Et si on n’est pas prêt à donner des heures aux gens, il n’y a pas de place pour ce métier. Il faut que tu aimes les gens, sans condition.

J’en ai appris dans le métier; quand on passe tant d’années, on en fait des erreurs, on apprend et on vit des épreuves nous-même. Parce que, quand j’étais enfant, je savais que j’étais karmique. J’ai commencé à perdre mon père à quatorze ans, j’ai eu de grandes épreuves; des personnes tuées à côté de moi, pertes d’êtres chers à parcours très difficile, mais qui m’ont apporté énormément dans mon métier. Je ne crois que quelqu’un puisse faire ce métier-là profondément si la personne n’a pas vécu d’épreuves, car c’est un travail trop demandant.

Il y a une chose qu’il faut comprendre aussi; vu de l’extérieur, comment les gens nous perçoivent. C’est certain que, pour les gens, de nous voir aller comme ça, ils se disent:
« ils sont fous ces gens-là, ils rêvent en couleur, c’est des illusionnistes ». J’ai passé des années à la radio et des gens appelaient pour dire qu’on n’était pas normal, qu’on était fou. Mais je trouve que la voyance, ça fait partie de notre vie de tous les jours, c’est notre vie. Il ne faut pas être dans un autre monde quand on fait ce métier. La voyance, c’est de voir quel genre de personne ont a devant nous. À partir de là, on est un guide; on travaille avec la personne.

Q : Quel a été votre prédiction ou votre ressenti le plus mémorable?

R : Oh mon dieu, j’en ai énormément. Cela dépend de ce qu’on entend. Avant je faisais des prédictions sur la politique. J’avais dit qu’il allait se passer de quoi le 15 pour les indiens et c’est arrivé, j’avais fait aussi pour les élections dans le temps, il y a 25 ans, j’ai osé dire que les élections des péquistes, ça ne passerait pas. J’ai fait aussi beaucoup de prédictions sur les matchs des Canadiens et avec les russes aussi. J’en ai des tonnes de ça. Y’a pas plus tard que dernièrement, y’a trois ou quatre semaines, on m’a invité à une émission de radio pour l’avenir ici du hockey, et j’ai dit qu’avec Philadelphie, ça ne passerait pas. Et là, même ici devant mon kiosque, j’ai eu des gens qui sont devenus très agressifs parce que j’avais dit que les Canadiens n’allaient pas remporter la coupe Stanley. Quand j’étais jeune, j’étais beaucoup plus osé dans mes prédictions, et lorsque je passais à la télé, on m’avait demandé de me taire car ça dérangeait. J’étais plus brave à l’époque et je n’avais pas peur de blesser quelqu’un. J’avais osé dire à l’église, et ça m’avait amené des critiques considérables, j’étais sur un plateau de télévision il y a à peu près trente ans de ça, et j’avais osé dire à un prêtre, du haut des mes 22 ans: « vous verrez, mon père, vos églises seront vides, tout le monde vont déserter vos églises dans 25 ans ». Dire ça à un prêtre sur un plateau de télévision, j’ai été traité de diable, et ça m’a valu une critique pas trop élogieuse de la part des chrétiens dans les journaux. Après, j’ai regretté d’avoir dit ça. Je me suis calmé en vieillissant en me rendant compte que la voyance ce n’est pas ça. Je me suis aperçu que la voyance, c’était plus humanitaire, que mon travail de médium était d’aider des gens, et non de faire le fanfaron avec des prédictions de ce genre.

Q : Lorsque vous abordez quelqu’un, arrivez-vous à déterminer si la personne est
     voyante ou non?

R : Oui, tout à fait. Il faut toutefois préciser une chose. Il m’est arrivé de faire des émissions de radio, et j’avais parfois des femmes qui étaient assises à côté de moi, qui étaient en ondes comme moi, et qui disaient: « je donne des cours de voyance ». Là, comme on dit, plus bête que ça tu meurs. Ça ne se donne pas des cours de voyance. Des cours d’astrologie, de numérologie, oui. Mais pas des cours de voyance; on l’a ou on ne l’a pas. Ou alors, j’ai entendu aussi bête que ça : « mais tout le monde a de l’intuition!» Mais bien sûr, tout le monde a un peu d’intuition, mais l’intuition prémonitoire, ça c’est autre chose. L’intuition prémonitoire, c’est une forme de voyance, c’est un début. Il y a des gens qui ont cette forme d’intuition, là c’est déjà un pas vers la voyance. Mais quand j’entends un être dire ça en onde aussi stupide que ça; c’est que la personne n’est même pas voyante elle-même, elle veut faire du fric. La voyance c’est un don qu’on a à la naissance, comme dans la musique.

Bien sûr que je différencie si la personne a des dons de voyance ou non. Un exemple: qu’est-ce qu’un grand comédien pour moi, c’est un voyant. Tous ces grands comédiens on ce don là selon moi. C’est-à-dire qu’ils ressentent un personnage, ils le vivent, ils l’entendent marcher, ils le voient. Alors tous les grands comédiens, même les chanteurs qui interprètent une chanson. Ils la vivent, ils la ressentent. C’est ça un artiste pour moi.

Q : Est-ce qu’une conversation entre voyants est différente d’une conversation ordinaire?

R : Oui, il faut bien penser qu’on ne vit pas comme tout le monde. C’est un travail solitaire. Les voyants entre nous, on a notre langage, on parle de l’entité, on parle de l’évolution. On parle d’autres choses, même si on évite de parler toujours de ça. On ne parle pas de matériel, on parle de l’évolution de l’être, du karma, tout ça. C’est un métier où on est un peu exclu des gens, c’est un métier de solitude. Il y a des choses que l’on perçoit que les gens ne voient pas. On refuse de le voir, mais malgré tout, on a des perceptions. On ne décide pas de devenir voyant à cinq heures, ou a vingt heures. On est voyant vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Dès qu’on se réveille, la machine est en route. Donc, on ne vit pas tout à fait comme out le monde. On ne peut pas parler à tout le monde d’entités et d’âmes. Y’a des gens qui ne sont pas prêts à écouter ce discours-là.

Q : Pensez-vous que la médiumnité/voyance est accessible à tous?

R : Non, d’abord, j’ai trop vu des gens qui se sont lancés là-dedans et qui sont tombés malades. Il faut que tu sois disponible, et deuxièmement, il faut que tu sois prêt à donner les heures; tu peux être le soir avec un client à huit heures. Je pense qu’avant de considérer faire de la voyance, il faut être prêt. N’importe quel métier humanitaire, c’est une vocation.

Q : Auriez-vous à donner un conseil à de jeunes médiums expérimentant ce don?

R : Oui, j’aurais à donner des conseils à des médiums. Le plus important, c’est de travailler. Moi, je crois beaucoup à l’initiation, d’apprendre et d’étudier avec des grands maîtres, et de ne pas avoir peur de travailler sur les sciences de l’initiation. Parce que tu peux avoir le don de médium, mais aussi que tu travailles là-dessus. Il faut travailler avec les grands maîtres, de les rencontrer en voyageant. On apprend tellement avec eux. Par exemple, quand j’étais jeune, je rêvais de traverser l’océan et d’aller voir pourquoi Edgar Case avait choisi la Virginie comme résidence. Et je suis allé dans son jardin à Virginia Beach, et dans son hôpital où il faisait les régressions, je me suis assis sur le banc où il était tout le temps, 67e avenue Ocean boulevard à Virginia Beach, c’est là qu’elle est sa clinique. J’ai aussi participé aux conférences, etc. il faut se cultiver, c’est important. Ne pas rester au stade médium et participer aux expériences avec les grands maîtres. Parce que la personne qui reste dans son coin n’avance pas. Un don c’est une chose, mais ça ne suffit pas. On est confronté à faire face à des cas qui sont tout le temps difficiles et qui surprennent même après trente ans de métier. On évolue tellement avec les gens, c’est fou. Je crois qu’il me faudrait une autre vie pour apprendre! Quelqu’un qui aborde ce métier sans préparations, il faut faire attention. Souvent, c’est quelqu’un qui va tomber dans la dérision. Il y en a beaucoup. La voyance, c’est ça. On ne dit rien forcer. Ce n’est pas de la magie. C’est bien important la façon dont tu commences ta carrière. Plus ça va aller, plus les gens vont s’ouvrir à ça. Des fois j’ai des jeunes de quatorze quinze ans qui me pose des questions sur la vie antérieure! J’ai décidé de faire les centres commerciaux, eh bien, depuis quinze ans, j’ai appris dix fois plus dans les centres qu’à la radio. J’ai appris mon métier lorsque je suis sur le tas, lorsque les gens sont dans leur état naturel. Voilà!

Merci beaucoup Gregory.

Alors? Comment avez-vous trouvé ces deux entrevues? Laquelle avez-vous appréciée le plus? Ces deux médiums ont grandement suscité mon intérêt sur la voyance et l’invisible, pas vous? J’espère que cet article vous a plu et que vous attendrez avec impatience le prochain! Au plaisir!

Jean-Michel

   

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Merci

Ecrit par: Muriel (Invité) le 02-06-2008 13:21

Merci

Ecrit par: Muriel (Invité ) le 02-06-2008 13:21

:zzz Merci Jean-Michel de me faire de la pub sur le site Astral mail. 
Bisous  
Mu

 

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