Des forces surnaturelles nous entourent et jouent depuis des temps immémoriaux avec les composantes de notre planète. Combinés ensemble, ils créent et répandent la vie à travers chaque être en leur dotant de caractéristiques uniques. De leur matrice naissent toute forme de vie inimaginable disaient jadis nos anciens, les Grecs. Aujourd’hui, je commence un récit homérique de ma plus belle plume pour vous exprimer mes sentiments passionnés face aux quatre éléments : la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu.
Bonne lecture ;-)
Partie I LA TERRE
Dure, stable, compact et matérielle, la terre est le seul du quaternaire élémentaire à avoir une consistance palpable, un poids, une masse et un volume défini. Nombre de croyances et de religions attribuent à la terre une symbolique nourricière et maternelle. D’où le culte de la Terre Mère dans plusieurs cultures ancestrales où l’agriculture était le centre vital du quotidien. Se présentant sous diverses formes, de grains de sables aux terreaux noires et riches, cet élément nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’être inerte pour être solide. La terre évolue lentement, au fil des ans, érodée par le vent ou par l’eau; elle est régénérée par les feux de forêts, là où les cendres de la végétation calcinée se mélange au sol tourbeux, humide, sec ou caillouteux pour ne faire qu’un et recommencer le cycle de la nature. Aussi, les éruptions volcaniques apportent du magma qui se solidifie en roche ignée (du latin ingnis qui signifie : de feu), qui, prototype des landes fertiles et cultivables, s’éroderont à leur tour pour laisser place aux forêts denses.
La terre rassure, de par sa structure solide et sa certaine consistance dense et variée, mais peu aussi peser lourd à force d’exercer une pression sur son contenue. Elle retient, emmagasine et durcie lorsque l’eau, son élément partenaire, se raréfie. On peut vous donner l’exemple typique du Zodiaque occidental avec la triade des signes de terre : au printemps, le sol se nourrit de l’eau de la neige fondue qui regorge de partout avec la chaleur grandissante. Elle devient si rempli qu’elle gonfle, s’alourdit et devient féconde à toute forme de vie possible; sa belle terre noire empeste un parfum de micro-organismes qui s’éveille et grouille sans arrêt en son sein. L’été, notre terre est calcinée par les rayons ardents du soleil qui règnent depuis déjà trois longs mois. L’eau s’évapore rapidement vers la fin du mois de juillet, ce qui en résulte son dessèchement. Le sol aborde alors une nouvelle méthode de survie : il se densifie, s’effrite, se casse et s’éclaircie. La terre redevient vierge de toute vie – c’est en particulier vrai après la période des moissons. L’automne, sa bise commence son travaille et prépare la terre à l’hiver prochain en éparpillant les multiples graines et semences des arbres décharnés. Ainsi, la terre commence à pourrir, à se transformer. Les feuilles colorées qui garnissent le sol offre une protection et un isolant favorable à la croissance de levures et champignons, dernière nourriture végétale des animaux en hiver. La terre entre alors dans un profond sommeil lors des premières bordées de neige. C’est l’hiver. La terre dort dans un coma éthylique des plus inertes. Ensevelie sous le froid, la glace et la neige, elle protège minutieusement les futures sources de vie qui germeront le printemps prochain, enfouis dans son corps de fer.
La terre a toujours inspirée quelque chose de protecteur aux croyants. La Terre Promise de Moïse a fait couler bien du sang avant d’avoir la signification de défenseur des Juifs. La terre était la bien suprême au Moyen Âge car elle garantissait aux agriculteurs et à la paysannerie un espoir de survie, d’évolution et d’habitat. Certains produits de la terre étaient considérés comme de puissantes panacées renfermant des pouvoirs insolites et fortifiants. Les explorateurs du XIVe siècle avaient l’habitude de se frotter le visage et de bénir le sol des terres inconnues pour en garantir leur possession. Les diverses déesses de la terre, de l’agriculture et des montagnes ont fait leurs apparitions tout au long de la préhistoire et de l’antiquité. Cérès, Déméter, Gaïa, Flore, Pachamama, Coatlicue et bien d’autres ne sont nul autres que l’incarnation de la déesse mère sous différents niveaux.
On a souvent associés une peuplade de symboles aux éléments, sources créatrices et immuables. Pour la terre, les couleurs jaune, brun, noir et vert sont les plus reliés, souvent par association aux couleurs de la nature. Les symboles sont encore plus nombreux :
La ligne horizontale représente le temps et la passivité ainsi que la plaine meuble et fertile par sa stabilité linéaire.
Le triangle inversé représente l’élément passif et féminin attendant l’action d’une force ascendante pour activer ses réalisations. La barre personnifie la terre en ajoutant pesanteur et réalisme au triangle.
Le cercle surmonté d’une croix est souvent utilisé pour symboliser la planète Terre en astrologie ou en alchimie l’antimoine. La croix représente l’union de l’espace et du temps qui active la planète, cercle qui représente l’esprit.
Les symboles de la planète Terre (nouveau et ancien respectivement) sont tous deux représentés par des lignes, le premier pour les fuseaux horaires, l’équateur et le méridien de Greenwich, le second pour symboliser le point de rencontre de la croix comme la cité de Jérusalem, étant alors prise pour le centre du monde pour les Chrétiens et Juifs.
Le Carré représente le stoïcisme et l’inertie de la terre solidement enracinée. Ses quatre côtés et angles égaux sont quasi incorruptibles face aux agressions extérieures, mais sa difficulté à s’adapter au changement l’encore plus.
Le nombre quatre semble tout désigné pour représenter l’élément terre puisqu’il s’associe au côté stable et durable de celle-ci en figurant les côtés d’un carré. Si l’on regarde où se situe le quatre dans les arcanes du tarot, on arrive à la carte de l’Empereur. Que signifie-il? Endurance, stabilité, maîtrise, possessivité et finances personnelles. Du côté de la chiromancie, où les éléments forment une classification basique de la forme des mains, on apprend qu’une main terre est de forme plutôt carrée ayant des doigts courts, carrées aux aussi, ayant des phalanges prononcés, le tout appuyé sur une paume dur et épaisse. Le caractère instinctif et animal est soutenu dans la signification de cette main. Somme toute, on pourrait conclure que toute ces sciences occultes on puisés dans le même creuset terrien qui nous est si familier.
C’est ce qui conclue mon premier article sur la saga des éléments. J’espère avoir piqué votre intérêt en vous faisant voir une attitude nouvelle face à la compréhension ésotérique de votre entourage et vous souhaite de nourrir à livre ouvert votre passion pour l’occulte!
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