Savais-tu que ton cœur était très fatigué; on sentait bien que la fin était proche. Jusqu'à la fin, tu as bâti des projets : tes amis, l'amour de la vie, tout t'attirait; on aurait dit que ton corps n'avait pas d'âge. Tes yeux voulaient tout voir, tout aimer. La vie a donc été trop courte pour toi : alors, tu prenais les « bouchées doubles », comme on dit. Puis tu as décidé de laisser tomber ton existence terrestre. On accepte ta décision, mais comme on aimerait t'entendre nous donner des bonnes nouvelles de l'au-delà, de papa, de tes parents, de notre sœur Nicole, de tes sœurs et frères... Au fait, tu étais la cadette, la p'tite dernière. Tu étais aussi la dernière vivante. Ça n'a pas dû être facile de les voir tous partir. On se console : on sait que maintenant c'est la grande fête là-haut, les retrouvailles!
Inscris dans ton grand livre de nouvelles que la petite Florence, née de Odile et Eugène, le 19 juin 1917, est devenue une grande dame, pleine de qualités, n'ayant que de bons mots pour tout l'monde. Toute ta vie aura été sous le signe du courage. Non pas que tu as été une martyre, mais on ne peut pas dire que la vie t'a épargné : la mort de notre petite sœur Nicole, la mort de notre jeune papa te laissant seule avec quatre enfants... Des événements, on pourrait continuer d'en énumérer.
Le courage, la détermination ont été ton lot. Faut croire qu'il n'y avait rien à ton épreuve, que ta grande foi t'a soutenue. Oui, la grande dame qu'est devenue Florence mérite des louanges. Inscrit dans ton cahier que tes enfants, tes petits-enfants, tes amis... se souviennent de tout ce que tu étais et de tout ce que tu as réalisé. On te dit un gros merci!
Enfin, inscris qu'on te demande un récit des plus beaux moments que tu vis dans cette vie céleste, ta nouvelle vie: lorsque nous irons te rejoindre, on voudrait que tu nous accueilles avec un tas de grandes et réconfortantes nouvelles. D'ici là, veille sur chacun, chacune de nous. Sa bien, chère maman, que ce fut un grand privilège que de t'avoir connue; une grande joie que d'avoir pu t'apprécier. On continue de t'aimer. Les bons souvenirs de ton passage terrestre demeurent éternellement présents dans chacun de nos cœurs.
À bientôt ! Nous ne te disons pas adieu. Nous te disons à Dieu !
Raldgne.