De plus en plus la science se penche sur cette question, en particulier à la faveur des recherches en physiques quantiques. La question fondamentale demeure toutefois sans réponse certaine : y a-t-il une réalité imaginaire et une réalité concrète? Ou si les deux font partie d’un même univers sans frontière?
Une belle illustration de cette question réside dans le fameux paradoxe mathématique de Zénon d’Élée : si on divise la distance entre deux objets par l’infini, jamais ces objets ne vont se toucher. Autrement dit, la notion de l’infini, petit ou grand, n’arrive jamais à se concrétiser dans la réalité. Il y a comme un trou, un espace, plus ou moins petit, plus ou moins grand, entre notre conception et la réalité elle-même.
Ainsi, la preuve mathématique de l’existence des choses est impossible, selon ce paradoxe. Si on divise par l’infini la distance entre deux personnes, jamais ces deux personnes ne vont se toucher. Si la preuve mathématique fait défaut, la preuve concrète est indubitable. Pourquoi ce paradoxe ? Se peut-il que notre cerveau comble les lacunes de la réalité pour maintenir cette réalité ?
Ceci dit, des scientifiques vont même jusqu’à émettre l’hypothèse que tout ne serait qu’illusion ou fabrication de notre cerveau. D’où l’absence de preuves de notre propre existence, sinon le constat physique que nous existons. Nous respirons, nous ressentons, nous voyons, nous sentons. Mais ce constat émanerait de notre capacité à créer la réalité par la pensée. Comme nous ne pouvons sortir de nous-mêmes pour avoir un aperçu objectif de cette réalité, la table que vous voyez peut-être vue fort différemment d’une personne à l’autre. Mais qu’en savons-nous? Rien. Que pouvons-nous prouver à cet égard ? Rien, dans la mesure où nous restons prisonnier de notre corps, si tant est que ce corps existe et n’est pas le fruit de notre imagination, bien sûr.
Si tout n’est qu’illusion, quelle est alors l’origine de cette illusion? Le cerveau? Fort improbable, puisque lui aussi ne serait que l’émanation de notre imaginaire. Et, de toute façon, entre la matière neurobiologique du cerveau et la pensée, il y a aussi un paradoxe de Zénon. À partir de quand une réaction chimique devient une pensée, un sentiment ou une pulsion?
Les récents travaux du Dr Jean-Pierre Jourdain dans sont excellent livre « Deadline » sur la mort imminente ont démontré que l’arrêt du fonctionnement du cerveau n’arrête pas la pensée. Au contraire, tous les témoignages de gens cliniquement morts dont l’activité cérébrale est nulle et donc, par conséquent, sans possibilité d’hallucinations démontrent qu’il y a une pensée indépendante du cerveau et de la vie physique. Cette pensée, vraisemblablement, serait tout bonnement l’âme.
En fait, le corps ne serait que la manifestation du désir de l’âme. En d’autres termes, nous ressemblons à ce que notre âme veut que nous soyons. Et ce, pour le meilleur et pour le pire, bien entendu. Aussi, la puissance de cette pensée au-delà du corps serait telle qu’elle peut créer toute idée ou illusion selon son bon vouloir.
Or, si notre corps est la manifestation de ce que notre âme désire, la Nature, les animaux, la végétation, bref de tout l’Univers hors de nous serait la manifestation de quelle âme ?
Je vous le donne en mille…
Entre temps, si jamais vous ne trouvez pas la réponse, un bon conseil : prenez donc vos rêves pour la réalité!
Michel Gailloux