Deuxièmement, on aurait pu attendre après Noël, comme le 21 janvier 2013 par exemple, au moment ou nos relevés de cartes de crédit arrivent. Me semble qu’un peut de stratégie aurait été de mise.
Troisièmement, je compte bien être là dès le 22 décembre pour livrer mes premières impressions.
Quatrièmement, la fin du monde ne concerne que la Terre si j’ai bien compris. Donc, si quelques Guy Laliberté peuvent s’envoyer en l’air vers la Lune, ils seront saufs. Parce que le reste de l’Univers va demeurer. En passant, on va leur donner un bon show s’ils peuvent nous voir avec un télescope.
Mais, ce qui m’inquiète le plus dans tout ça, ce sont les problèmes logistiques que pose la fin du monde.
D’abord, les héritages : à qui on laisse quoi? Pourquoi rembourser votre hypothèque si tout est fini? Vos comptes, pas besoin de les payer. Et si jamais Hydro-Québec vous coupe l’électricité, vous serez mort de rire, le moins qu’on puisse dire.
Ensuite, comme se plaît à nous le rappeler le film, on va passer notre temps à dire « Je t’aime, je sais que je ne te l’ai pas dit trop souvent ». Un peu comme durant un party du Jour de l’an. Sauf que cette fois-ci, on va se souhaiter le Paradis à la fin de l’avant-midi en faisant dans nos culottes.
Sauf que certains vont peut-être en profiter pour se défouler. Vous dire vos quatre vérités. Et peut-être, dans un prodigieux élan de générosité, allez-vous faire de même. Cela dit, advenant le cas où le Maya s’est trompé et que la Terre est toujours bien en selle, vous allez devoir vivre avec vos paroles. Pour le meilleur mai surtout, pour le pire. Donc, attendez un peu avant de dire à votre patron qu’il est un imbécile qui n’a jamais su exploiter vos nombreux talents. Si jamais y a pas de fin du monde, ce sera à coup sûr la fin de votre emploi…
Mais, au fond, voyons les choses du bon côté. Mourir en gang, c’est surement plaisant. Au fond, ce qui est vraiment plate, c’est mourir à l’hôpital, intubé comme un saucisson en entendant votre belle-sœur dire des âneries à votre sujet. En 2012 au moins, vous allez pouvoir lui dire de se la fermer.
Un peu comme dans le cas du fameux bug de l’an 2000, nous pourrons organiser des partys particuliers pour souligner le grand « crash », l’ultime feu d’artifice, la grande finale des finales. Un immense party de fin de session sans aucune limite!. Fini les petites gênes, le conducteur désigné, l’alcootest, finit la grippe, les condoms, les impôts, bar ouvert à Tous!!!!
À bien y penser, c’est presque décevant si jamais rien n’arrive le 21 décembre 2012. Mais, ne vous inquiétez pas : y aura toujours le réchauffement climatique et les catastrophes prévues pour 2050 avec des baleines et des phoques en plein centre-ville…
Avis aux amateurs de sensations fortes… Et de partys!
Michel Gailloux