Vibration Gratuite

  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!
  • Cliquez! pour obtenir GRATUITEMENT votre Vibration Personnelle!!!

Facebook !!!

Notre infolettre

Inscrivez-vous à ''L'infolettre Tarot de Mu'' et soyez les premiers informés des nouveautés, concours, promotions et autres.
C'est gratuit!






Tarot des Maîtres

Numérologie...

LE NOMBRE ''22''

Analyse...

Spiritualité...

Vibration Personnelle

Veuillez entrer vos informations relatives à votre date de naissance
Jour :
Ex : 08
Mois :
Ex : 12
Année:
Ex : 1982
…la Corse | Version imprimable |  Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 4
FaibleMeilleur 
 
le 07-05-2010 00:00

Pour la chronique de mai, je vais vous parler de la Corse cette petite île Française au milieu de la magnifique mer bleutée qu'est la méditerranée
 
Située au sud-est du continent, la Corse, divisée en Haute-Corse et Corse-du-Sud, en est éloignée de 170 kilomètres.

Sa forme est une ellipse irrégulière, s'allongeant du sud au nord et que déprime la presqu'île du cap Corse. Sa superficie est de 8722 kilomètres carrés.
 
La Corse est traversée dans toute sa longueur par une chaîne de montagnes élevées, qui suivrait régulièrement la courbure de la côte occidentale, si à partir du centre elle ne s'infléchissait vers l'est. Cette chaîne envoie à droite et à gauche, surtout au sud-ouest, de nombreuses ramifications ne laissant entre elles que des gorges, d'étroites vallées et, sauf la plaine d'Aléria, à l'est, de minces bordures d'alluvions autour des baies qui échancrent la plus grande partie de l'île.

Ces montagnes, dont quelques sommets sont couverts de neiges perpétuelles, ont leurs flancs garnis d'herbages, de belles forêts où domine l'admirable pin laricio, de châtaigneraies et de bois d'oliviers, de maquis ou broussailles, dont les plantes aromatiques embaument l'air. Cette terre montagneuse appartient aux formations granitique et porphyrique à l'ouest d'une ligne tirée du nord-ouest au sud-est, et aux terrains tertiaires et calcaires à l'est, où s'étend de Bastia à Travo la longue plaine alluviale et marécageuse d'Aléria.

Dans la région granitique se trouvent les plus hauts sommets : le Cinto, 2707 mètres, au nord-ouest de Corte; le Rotondo, 2625 mètres, qui a longtemps passé pour le point culminant; le Paglia Orba, 2525 mètres ; les monts Cardo, Padro, d'Oro, Renoso, Incudine, de plus de 2000 mètres. L'arête centrale et ses ramifications ont de nombreuses dépressions traversées par des voies carrossables ou muletières; le col de Vizzavona (1162 mètres) est franchi à ciel ouvert par la route d'Ajaccio à Corte, et en tunnel par le chemin de fer qui dessert ces deux villes. Corte s'élève de 400 à 500 mètres d'altitude; Sartène, à 330 mètres; l'altitude moyenne est d'environ 500 mètres.

Le littoral de l'île a un développement de 490 kilomètres. À l'ouest, il est élevé et rocheux, déchiqueté en de nombreuses dentelures, profondément découpé par les golfes de Saint-Florent, de Calvi, de Porto, de Sagone, d'Ajaccio et de Valinco.


Le cap Pertusato forme la pointe méridionale, voisine du port de Bonifacio, qui donne son nom au détroit de 10 kilomètres séparant la Corse de la Sardaigne. La Côte orientale est indentée dans sa partie sud par les golfes de Santa-Manza et de Porto-Vecchio, qui offrent d'excellents mouillages; plus au nord, elle est généralement droite, basse, bordée d'étangs miasmatiques sans ports notables, sauf celui de Bastia, situé à la base de la presqu'île du cap Corse.

L'île est arrosée par de nombreux torrents (fiumi), dont les principaux sont, sur le versant oriental : le Golo, le Tavignano, et le Fium' Orbo ; sur le versant occidental : le Taravo, le Prunelli, le Gravone et le Liamone. Dans la montagne gisent de charmants petits lacs, et sur la côte orientale des étangs assez considérables, tels que celui d'Urbino et ceux de Diana et de Biguglia, qui furent les ports d'Aléria et de Mariana.

L'histoire de la Corse remonte à la plus haute antiquité. On ne sait pas au juste quels furent ses premiers peuples : les uns ont prétendu que ce furent les Phéniciens ; d'autres, et avec raison selon nous, ont pensé que les premières colonies vinrent des côtes de la Toscane. Quoi qu'il en soit, l'arrivée des Phéniciens en Corse parait être mise hors de doute. On pense même que la ville d'Aléria, Ville très ancienne et dont Hérodote parle, dut être fondée ou agrandie par eux. Plus tard, les Phocéens, accueillis par Harpagus, un des lieutenants de Cyrus, allèrent établir leur domination dans l'île. Mais, au bout de quelques années, ils en furent chassés par les Étrusques qui bâtirent en Corse une ville appelée Nicéa et qui existait encore du temps de Diodore de Sicile.

En 494 de la fondation de Rome, après la conquête de la Sicile, les Romains essayèrent une descente en Corse, ayant à leur tête Cornélius Scipion. Ils s'emparèrent de la ville d'Aléria, mais ils en furent expulsés quelque temps après. Depuis cette époque, les insulaires purent jouir pendant une vingtaine d'années de leur indépendance.

Vers la fin de la seconde décade du VIe siècle de Rome, sous le consulat de C. Licinius Varus et de P. Cornélius Lentulus Claudinus, une guerre nouvelle fut résolue contre la Corse. Marius Claudius, lieutenant de Licinius, partit et ne tarda pas à prendre terre dans l'île. Là, se voyant à la tète d'une armée respectable, il se croit en état de soumettre les insulaires avec lesquels il ne tarda pas à engager le combat. La victoire ne demeura pas longtemps incertaine, et les troupes de Claudinus, assaillies de toutes parts, étaient au moment d'être taillées en pièces, lorsque la présence de Licinius vint mettre la victoire du côté des Romains.

Plus tard, Rome se vit obligée d'entreprendre de nouvelles expéditions contre cette île. Prévoyant que les Corses parviendraient tôt ou tard à secouer le joug de l'étranger et lui feraient toujours subir des pertes considérables, le sénat ordonna, en 590, l'envoi d'une armée consulaire pour les réduire à jamais. Le consul, M. Tarentius Talno, fut placé à la tête de l'expédition. La victoire resta aux Romains, et Talno mérita les honneurs du triomphe. À la suite de cette longue et pénible lutte, la paix g fut enfin conclue, et la Corse cessa d'être indépendante. Marins et Sylla y fondèrent des colonies, et le premier fit bâtir, à l'embouchure du Golo, une ville q ni fut appelée Mariana du nom de son fondateur. Cette époque (de 660 à 673) apparaît comme une des plus brillantes de l'histoire de la Corse.
La Corse, bien que soumise, jouit d'une certaine liberté tant que Rome fut libre ; mais, depuis la dictature de Jules César, elle perdit, comme le reste du monde, le droit de s'administrer elle-même. Elle reçut aussi un préteur ou préside qui représentait le despote de la métropole. Sous l'empire, elle partagea le sort commun. Pendant la domination de Claude, Sénèque le philosophe exilé en Corse fut confiné sur la pointe du Cap-Corse, où il paraît avoir habité une tour qui a conservé son nom. Lors de l'affaiblissement de l'empire et de la résolution de Dioclétien de le partager avec Maximien, l'île de Corse resta sous le gouvernement du premier (202). Elle servit ensuite d'asile, avec la Sicile et la Sardaigne, aux Romains qui fuyaient devant les Goths conduits par Radagaise, et tomba en 457 sous la puissance redoutable de Genséric. Les Vandales exercèrent dans cette île toutes sortes d'atrocités. Ils en furent chassés après une domination de soixante-dix-sept ans. Les Grecs leur succédèrent ; mais ceux-ci furent contraints d'abandonner à leur tour le pays à Totila.

Les exploits de Narsès, qui détruisit la puissance des Goths, firent rentrer la Corse sous la domination impériale. Les habitants furent très malheureux à cette époque. Il y eut un moment où la tyrannie des agents impériaux n'eut plus de bornes. Les insulaires ne pouvaient et ne savaient plus se soustraire aux vexations auxquelles ils étaient en butte qu'en fuyant sur une terre étrangère. Saint Grégoire nous apprend que les Corses, abandonnant en foule leur pays natal, cherchaient un asile sur le continent et demandaient aide et appui aux ducs lombards. Les charges que leur imposaient les Grecs étaient si énormes qu'ils étaient obligés de vendre leurs enfants pour y satisfaire. Les Sarrasins eurent leur tour en Corse; mais leur empire ne fut que de courte durée, et c'est ainsi que l'île se trouva comprise dans les stipulations que Pépin fit à l'autorité papale en 754.

Dans la suite, les successeurs de Charlemagne firent donation de l'île à la famille de Boniface, baron de, Toscane. À la mort de l'empereur Hugues, devenu marquis de Toscane par la mort de Lambert, dernier rejeton de la famille illustre de Boniface (928), tous les petits barons ou seigneurs des provinces de l'île devinrent autant de souverains en Corse. Chaque seigneur féodal eut son gouvernement. Le peuple applaudit d'abord à cette mutation dans le pouvoir. Ses illusions et ses espérances le rendirent complice d'une foule d'usurpations qui allaient se commettre en son nom.

En effet, les comtes du pays ne tardèrent pas à s'attaquer réciproquement, chacun nourrissant l'espoir de joindre à son État les possessions de son voisin. Le pays entier fut bientôt en combustion. Tous les liens sociaux se trouvèrent brisés; la loi n'était plus qu'un vain mot. En cet état de choses, le comte de Cinarca, le plus puissant des seigneurs insulaires, entra en campagne à la tête d'une armée considérable. Il avait conçu le projet d'assujettir tous les barons et de se rendre unique souverain du pays. Au milieu de ces circonstances désastreuses, le peuple fatigué de souffrir prit les armes pour son compte. Il mit à sa tête un homme de génie, Sambacuccio, qui le réunit dans la vallée de Morosaglia, où il fut investi d'une espèce de dictature (en 1005).

Le résultat de cette grande et solennelle assemblée du peuple fut immense. Le chef de la nation corse fit rentrer tout le monde dans l'ordre, proclama l'indépendance des communes et anéantit la féodalité. Sous l'influence de cette révolution, une organisation remarquable se développa dans l'île. Chaque commune ou paroisse nommait un certain nombre de conseillers qui, sous le nom de Pères de commune, étaient chargés de l'administration de la justice sous la direction d'un podestat qui en était comme le président. Les podestats des communes de chacun des États ou districts affranchis élisaient un membre du suprême conseil chargé de faire les lois et règlements. Ce fut le conseil appelé des Douze, du nombre des districts qui concouraient à sa nomination. Enfin, dans chaque État ou district, les pères de commune élisaient un magistrat qui, sous le nom de Caporale, avait mission de défendre les intérêts des pauvres et des faibles et de leur faire rendre justice contre les puissants et les riches.
 
Cependant, cette organisation puissante et libérale ne put préserver les insulaires du joug de l'étranger. Sambacuccio étant mort vers l'année 1012, la discorde divisa de nouveau le pays et répandit partout la perturbation. Le comte de Cinarca profita de ces circonstances pour recommencer ses armements contre les États voisins. Le peuple en présence d'éventualités aussi terribles se mit sous la protection d'un prince ou seigneur étranger capable de le défendre contre les ennemis. Son choix se porta sur Guillaume, marquis de Massa et de Lunigiana. Guillaume accueillit avec faveur l'offre du peuple corse et, sans perdre de temps, il s'embarqua pour l'île, où il réduisit le comte de Cinarca. Au marquis Guillaume succéda le marquis Hugues, son fils, vers l'année 1020.

Rome qui, depuis Pépin et Charlemagne, avait obtenu la cession de l'île ne l'avait cependant jamais possédée. À la fin, le Saint-Siège songea à faire valoir ses droits. On envoya en conséquence un évêque de Pise, nommé Landolphe. C'était sous le pontificat de Grégoire III. Du temps d'Urbain II, l'Église céda à la métropole de Pise, moyennant une redevance annuelle, la souveraineté de la Corse. De cette manière, les Pisans devinrent les maîtres. Cette nouvelle domination ne dura pas longtemps, grâce à la haine des Génois pour le gouvernement de Pise.
Après bien des embarras et des tracas suscités par Gênes à la république toscane, l'établissement des Génois en Corse eut lieu d'une manière définitive. Cette défaite éveilla chez les Pisans la plus grande animosité contre les Liguriens. Ils parvinrent à mettre dans leurs intérêts Giudice de Cinarca, qui rétablit leur puissance pour de longues années, mais qui ne put la maintenir contre la trahison. Gênes ayant gagné un des lieutenants de Giudice, devenu aveugle, le malheureux vieillard fut impitoyablement livré à ses ennemis, et Pise perdit en lui le plus grand défenseur de son autorité en Corse.

La souveraineté de l'île revint donc à Gênes en 1347. La possession de la république ligurienne fut inquiétée par deux enfants naturels du comte de Cinarca, André, celui que nous venons de voir mourir aveugle. Guillaume de La Rocca, esprit entreprenant et audacieux, ne manqua pas d'obtenir quelques succès.
Cependant, malgré mille vicissitudes diverses, les Génois ne perdirent pas un instant de vue la Corse. Lorsque le gouvernement de la république fut impuissant à contenir les insulaires, des compagnies songèrent à conquérir l'île pour leur propre compte. C'est ainsi que se succédèrent les deux sociétés de la Maona et de Saint-Georges. Mais les empiétements despotiques des gouverneurs envoyés par ces sociétés, et principalement par celle de Saint-Georges, épuisèrent le pays sous tous les rapports. La cruauté des agents de cette société alla si loin, que les particuliers ne pouvaient plus obtenir réparation d’aucune espèce. La justice se vendait au poids de l'or. De là, l'exercice de cette justice privée qu'on doit souvent excuser, sinon justifier par l'absence de toute justice générale. La terrible vendetta (vengeance) se naturalisa dans l'île et fut considérée par les familles comme l'unique moyen de leur conservation.

Une révolution se fit alors dans les mœurs. Toutes ces iniquités excitèrent dans l'âme noble et élevée de Sampiero, au service de la France sous Henri Il, une haine implacable contre Gênes. Aussi Sampiero profita des faveurs dont il fut l'objet à la cour de ce roi, à la suite de ses glorieux exploits, pour pousser la France à entreprendre la conquête de l'île. Henri II y consentit; et, en 1547, après les efforts du général de Thermes et de l'héroïque Sampiero, la Corse était reconnue comme possession française. Mais le 7 novembre 1559, François II retira de l'île les forces de la France, malgré les preuves d'attachement qu'avaient données les Corses à leurs nouveaux maîtres.

Sampiero ne perdit pas de vue la cause de sa malheureuse patrie. Ayant foi en sa valeur et en celle de ses compatriotes, il reprit la lutte contre la société de Saint-Georges. Gênes ne tarda pas à ressentir les effets de la présence de Sampiero dans l'île. Étienne Doria fut défait, et les troupes espagnoles venues au secours de la république ne ralentirent en aucune manière les exploits du héros. Et déjà, le grand citoyen touchait au terme de sa glorieuse entreprise, lorsque la balle d'un traître vint enlever à la Corse un défenseur illustre et un père bien-aimé.

La peste et la famine suivirent de près ce désastre, et les soldats de Sampiero, privés de leur général, se virent contraints d'aller demander l'hospitalité à la cour de France, à la cour de Rome et à la cour d'Espagne. Partout ils trouvèrent bon accueil : Henri IV, principalement, ayant été bien servi par quelques-uns d'entre eux, leur accorda le titre et les droits de citoyen ainsi qu'à tous les Corses qui seraient forcés de chercher un refuge en France. Pendant ce temps, Gênes n'arrêtait pas ses rigueurs. Au contraire, les défaites qu'elle avait éprouvées en combattant contre les Corses, au lieu de ramener le sénat à des sentiments plus doux, à une politique conciliante, avaient si bien exaspéré la république, que les insulaires se voyaient tyrannisés de plus en plus.

Dans cette terrible situation, réduite à l'impuissance par l'épuisement de toutes leurs forces, les habitants de file cherchèrent leur salut... dans un aventurier! Théodore-Antoine, baron de Newkoff, du comtat de La Marck en Westphalie, ayant promis des secours, les Corses consentirent à l'avoir pour roi, sous le nom de Théodore Ier. Ce personnage, un peu romanesque, ne doit pourtant pas être calomnié. Il avait de l'instruction et appartenait à une famille distinguée dont les membres ont tenu rang dans diverses cours ; il était en outre, courageux, entreprenant, ambitieux, et par là capable de se rendre utile dans la lutte qui se poursuivait entre, les Corses et les Génois.

Théodore établit le siège de son modeste gouvernement à Corte. Il fut aimé de son peuple et secondé par lui. Mais il eut bientôt à combattre la jalousie des nobles et à lutter contre Gènes, toujours acharnés contre sa proie. Théodore avait fait des promesses : il en put tenir quelques-unes, et les autres exigeaient du temps, entraînaient des lenteurs. Cependant, le temps pressait : Gènes tour- mentait de plus en plus les populations avides de sécurité et de repos. Cette situation provoqua, de la part de Théodore, un voyage sur le continent. Afin de mieux garantir les libertés et l'indépendance de son peuple, il alla demander à toutes les puissances et entre autres à la Hollande, les munitions de guerre nécessaires pour délivrer la Corse de la souveraineté de Gênes.

Cette absence un peu trop prolongée éveilla bien des craintes dans l'île; et les plus chauds partisans de Théodore finirent par porter les vœux douleurs compatriotes un peu partout. Sur ces entrefaites, Gênes venait d'obtenir du cabinet de Versailles une espèce de médiation armée confiée aux soins du comte de Boissieux. La présence de l'envoyé de France fut agréable aux insulaires, persuadés, en général, que le roi leur serait conservé, ou du moins, que les armes françaises n'avaient point pour but de les assujettir de nouveau à la république génoise. Mais les choses changèrent de face, le jour où le comte de Boissieux prit ouvertement parti pour Gènes. La lutte s'engagea presque aussitôt entre les Corses et les Français, et nous devons à la vérité de dire que ceux-ci furent mis par les braves montagnards dans une complète déroute.

La nouvelle de ce désastre inattendu irrita Louis XV. Le comte de Boissieux étant mort, le marquis de Maillebois y fut envoyé pour le remplacer, et on mit sous ses ordres une force armée assez considérable. Maillebois fut plus heureux que son prédécesseur : secondé par un certain nombre de chefs corses et surtout par Hyacinthe Paoli, il soumit enfin l'île. Quoique cette nouvelle domination eût été imposée par la victoire à des patriotes malheureux et épuisés, le gouvernement français aurait été aimé par la très grande majorité des insulaires; mais la cour de Versailles ne jugea pas à propos de profiter et de jouir de son triomphe. Soit faiblesse, soit complication des affaires extérieures, à la suite de la mort de l'empereur Charles VI, l'ordre fut donné à Maillebois d'évacuer immédiatement l'île et de l'abandonner aux Génois (1741). Il en résulta une nouvelle prise de possession de la part de Gènes, représentée par Spinola, et une nouvelle insurrection de la part des Corses.

Alors, un grand homme venait d'arriver en Corse, c'était Pascal Paoli, fils d'Hyacinthe. Simple officié au service du roi de Naples, il résolut d'aller délivrer sa patrie de la tyrannie. Arrivé en Corse, on le proclama général de toutes les forces de la nation. À ce titre, il réunit dans les premiers jours de juillet 1755 une consulte générale, il organisa le gouvernement de l'île et se prépara à la défense. Paoli se montra dès ses premiers actes à la hauteur des circonstances : son génie politique pacifia l'île en quelques années, anéantit la vendetta, unit les chefs des anciens États et éloigna pour toujours du centre de la Corse la maudite domination génoise.

Chose remarquable, le philosophe de Ferney, qui n'a pas toujours été juste pour les Corses, a parlé de Paoli avec admiration : « L'Europe, a-t-il dit, le regardait comme le législateur et le vengeur de sa patrie. Les Corses, ajoute-t-il sur le même sujet, étaient saisis d'un violent enthousiasme pour la liberté, et leur, général avait redoublé cette passion si naturel, devenu en eux une espèce de fureur. » Nous manquerions à la mémoire de Paoli, si nous ne citions de lui les paroles suivantes : « Il faut que notre administration ressemble à une maison de cristal où chacun puisse voir ce qui s'y passe. Toute obscurité mystérieuse favorise l'arbitraire du pouvoir et entretient la méfiance du peuple. Avec le système que nous suivons, il faudra bien que le mérite se fasse jour, car il est presque impossible que l'intrigue résiste à l'action épurative de nos élections multiples, générales, fréquentes. »

Ces belles paroles montrent bien quel était l'homme qui présidait aux destinées de la Corse vers l'année 1767. Nous devons signaler à cette époque un fait sans importance par rapport à l'histoire générale de la Corse, mais qui mérite d'être remarqué, parce qu'il ne contribua pas peu à la fortune de la famille Bonaparte. En 1767, Charles Bonaparte était secrétaire de Paoli; il épousa Laetitia Ramolino qui donna le jour deux années après à Napoléon, dont Paoli fut le parrain.

À l'époque de Paoli, l'Europe entière admirait les prodiges de son génie. Le grand Frédéric lui envoya une épée d'honneur dont la lame portait pour inscription : Patria, Libertas ! J.-J. Rousseau écrivait sur l'avenir de cette île célèbre la plus noble prophétie que jamais peuple ait vu réaliser à son profit. Le monde entier avait les yeux sur ce berceau de héros et de grands hommes. Mais que faisait Gênes en ce temps-là? Expulsée tout à fait de la Corse, menacée presque dans ses murs, grâce aux efforts prodigieux de Paoli, qui non seulement voulut améliorer le pays, mais qui songea à lui créer des forces maritimes, elle supplia la cour de Versailles de venir à son secours; mais trompée dans son espoir de ce côté, puis humiliée des mille défaites qu'elle avait subies coup sur coup, elle céda enfin à la France ses droits sur une contrée qu'elle ne pouvait plus asservir.

L'offre de Gênes fut acceptée en 1768 (15 mai), et le comte de Marbeuf parut avec une armée sur les côtes d'Ajaccio, pour soumettre tout le pays. La soumission eut lieu, mais non pas sans beaucoup de sang répandu de part et d'autre. Paoli, quoique réduit à des forces très peu considérables et à l'occupation de quelques petits forts sans importance, sut résister au marquis de Chauvelin, qui avait remplacé M. de Marbeuf. M. de Vaux succéda au marquis de Chauvelin ; une action générale fut engagée près de Ponte-Nuovo, et Paoli, poursuivie de près, écrasée par le nombre, ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval. Il se réfugia en Angleterre, royaume auquel il avait voulu soumettre sa patrie.

La Corse reconnut, dès lors, la souveraineté de la France. Paoli parvint, il est vrai, sous la Terreur, à délivrer l'île d'une domination qu'il jugeait nuisible aux intérêts de ses compatriotes, et à la soumettre aux Anglais. Mais ceux-ci furent chassés de l'île, lors de l'invasion de l'Italie par les armées de la République. Telle est, en résumé, l'histoire de la Corse, peuplée encore aujourd'hui par une race d'hommes braves, courageux, intelligents et qui conservent à un très haut degré l'amour de la patrie.

Au nombre des Corses qui furent les premiers à reconnaître les nouveaux dominateurs était un jeune avocat de vingt-trois ans, Charles Bonaparte, descendant d'une famille d'hommes de loi anoblis, d'origine toscane, qui s'étaient établi à Ajaccio, au commencement du XVIIe siècle. Charles Bonaparte était un homme de mœurs douces qui avait épousé une femme célèbre par sa beauté, Laetitia Ramolino. Ils eurent pour fils Napoléon.
 
 
Et bien sûr quelques spécialités Corse histoire de chatouiller nos papilles (sourires)
 
Rôti de veau aux olives
 
Ingrédients :
veau (corse) aux olives pour 6 personnes :
1 kg d'épaule de veau corse (le veau corse est un broutard, donc d'un rose sombre bien prononcé) coupé en gros dés comme pour un bœuf bourguignon
2 tranches de panzetta (lard corse) épaisses recoupées en dés
2 tasses de tomates bien mûres
1 gros oignon émincé finement
2 gousses d'ail épluchées, dégermées et écrasées avec le plat d'un couteau large
1 feuille de laurier
2 belles pincées de nepita ("marjolaine " corse, si vous n'en trouvez pas, remplacer par du thym)
1 tasses de farine
100 g d'olives vertes
1 bon verre de vin blanc sec (cépage malvoisie/vermentinu)
un peu de saindoux pour faire revenir (pas d'huile d'olive; du beurre si vous êtes allergique au saindoux, mais ce ne sera plus traditionnel)
de l'eau

Progression :
1/faire revenir au saindoux la viande de veau puis l'oignon jusqu'à légère coloration
2/ajouter ensuite la panzetta (ne pas trop la colorer sinon elle durcit, car elle est déjà fumée) puis (saupoudrer de farine), bien enrober le tout de la farine, faire cuire la farine très légèrement comme pour un roux blond, ajouter le coulis de tomates et le vin blanc froid, mélanger, ajouter le laurier, la nepita, poivrer et ne pas saler (à cause de la panzetta et des olives : rectifier éventuellement en sel en fin de cuisson et ajouter de l'eau à hauteur.
3/laisser cuire tranquillement une bonne heure (tester avec une aiguille dans un morceau de veau). N’ajouter les olives qu'en fin de cuisson (en fonction de vos olives) pour ne pas diffuser trop d'amertume.

Servir avec des pâtes fraîches par exemple ou des pommes de terre vapeur (à écraser dans la sauce dans l'assiette : ce n'est pas très élégant, mais c'est un plat à déguster en famille!) et le même vin (le reste de la bouteille sera un peu juste...) que celui du plat.

Ce plat n'est pas très original et vous pouvez remplacer des ingrédients de terroir par d'autres, mais ce serait dommage, car son intérêt réside justement dans le choix de ses ingrédients.
 
Veau au miel et agrumes
 
Ingrédients :
rôti de veau au miel et agrumes pour 4 personnes
un rôties de veau d'1kg (filet)
1 os de veau
1 oignon ciselé
un peu de thym, 1 feuille de laurier, 1 gousse d'ail dégermée et écrasée et une petite branche de cèleri.
marinade à faire la veille
15 cl de vin blanc (corse)
un jus de citron
un jus d’orange
le miel du maquis(75g)
4 échalotes émincées
sel poivre du moulin

Progression :
la veille
1/ mettre le rôti dans la marinade pour 24 heures en le retournant de temps en temps.
le lendemain
1/ ciselez (hachez finement) 1 bel oignon.
Dans une cocotte, chauffer l càs d'huile d'olive et mettre le rôti (égoutté) a rissoler de tout cotés (10 min).
2/ ajouter 1 os de veau et l’oignon haché; laisser prendre une jolie couleur.
3/ verser sur les bords de la cocotte la marinade (pas sur la viande directement cela la durcirait).
4/ ajouter un peu de thym, 1 feuille de laurier,1 gousse d'ail écrasée et une petite branche de céleri. Cuire à feu doux environ une demie heure (couvert)
5/ enlever le rôti pour ne pas qu'il devienne dur et garder au chaud (alu)
réduire la sauce environ 10 minutes enlever le céleri.
6/ couper la viande et la servir nappée de sauce.

Servir avec pommes vapeur ou riz...
 
Cake à la Corse
 
Ingrédients :
cake à la corse pour 6-8 personnes :
250 g beurre
250 g sucre semoule
4 œufs
150 g farine de blé (type 55)
160 g farine de châtaigne
1 sachet de levures chimiques
30 g cacao amer en poudre
1/2 cc cannelle en poudre
écorces d'agrume confites (orange, citron ou pour faire plus corse, mandarine ou, si vous en trouvez, cédrat - vous ne les verrez pas sur la photo : mon gamin est encore réfractaire...)
L’emploi d'un robot à vitesse lente est pratique et efficace.

Progression :
1. faire fondre le beurre doucement
2. Préchauffer le four à 180°
3. Mettre le sucre dans le bol du robot et incorporer le beurre
4. Incorporer les œufs un par un
5. Mélanger intimement les 2 farines tamisées avec la levure et incorporer dans le bol. incorporer les dés de fruits confits et continuer à mélanger (il n'est pas nécessaire de les fariner pour les empêcher de tomber au fond, car la farine de châtaigne est enveloppante
6. diviser la masse en deux : incorporer le cacao dans une moitié et la cannelle dans l'autre - vous pouvez aussi incorporer les dés de fruit confit que dans une seule des deux masses, celle qui sera au centre du cake de préférence
7. tapisser le moule à cake de papier sulfurisé et installez-y les 2 appareils à cake en 3 couches (celle au cacao au milieu)
8. cuire au four environ 1 heure (tester la cuisson selon la méthode habituelle -la farine de châtaigne étant naturellement sucrée, le cake aura tendance à colorer fortement sur le dessus; selon votre goût, vous pouvez le protéger avec du papier cuisson ou de l'alu en fin de cuisson — .

Pommes farcies
 
Ingrédients :
Pommes farcies pour 4 personnes :
8 pommes de terre moyennes de tailles semblables (bf15) non épluchées, mais lavées.
3 échalotes ciselées (hachées finement)
2 cuillers à soupe de vinaigre
100 g de beurre
1 boite de 100 g de thon au naturel
sel et poivre du moulin

Progression :
1) allumez votre four à 210°(th 7)
2) mettez vos pommes à cuire a même la plaque pendant 40 min (testez avec une pointe de couteau qui doit s'enfoncer sans problème)
3) Sortez-les du four, coupez-les en 2 et retirez la pulpe à l'aide d'une cuiller à soupe sans abîmer la coque.
4) mettez la pulpe de pommes dans un saladier mêlez le beurre à la fourchette salez poivrez puis ajoutez les échalotes hachées le vinaigre et le thon. Écrasez bien à la fourchette et rectifiez l'assaisonnement.
5) À l'aide d'une cuiller à soupe, regarnissez vos coques de pommes de terre avec votre mélange puis mettez sur chaque demie un petit morceau de beurre et passez dans votre four en position gril 5min.

Présentation : sur de jolies assiettes mettez un peu de gros sel sous vos 2 demi-pommes de terre farcies (pour les stabiliser) et de chaque côté un petit bouquet de jolies salades mêlées
 
Je vous souhaite un joyeux 1er mai que celui-ci vous apporte tout le bonheur du monde ainsi à tous ceux qui vous entourent :-)

Catherine Rossit




Commentaires utilisateurs (0)

Aucun commentaire posté

Ajouter votre commentaire



mXcomment 1.0.7 © 2007-2012 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved

Boutique Ésotérique

Les Artefacts du Scarabée

www.artefactsduscarabee.com
Bague Atlante Howard Carter, Bague & Pendentif Abundantia, Miroirs Magiques, Herbes & Cristaux, et bien plus ...

Livre d'Or...

Nos Chroniqueurs







 





























 

... à votre Service (cliquez sur la carte pour infos)


Personnes ont visités ce site!